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Où va l'argent des aménagements anti-bruits routiers?

Par Cherche l'info • Les autres nouvelles • Mardi 13/11/2007 • 0 commentaires • Version imprimable

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Où va l'argent des aménagements anti-bruits routiers?  De plus en plus souvent, nous sommes interpellés à ce sujet. La manque de fonds pour entretenir nos routes, pour par exemple placer des dispositifs anti-bruits. Pourquoi dès lors envisager de nouvelles infrastructures que nous ne pourrons pas assumer? Le communiqué d'un conseiller communal de Rhines et une question parlementaire repris ci-dessous illustrent parfaitement ce propos, un pas en avant, trois en arrière...

Dans les semaines à venir, nous lancerons différentes initiatives à ce sujet.

 

Interpellation au Parlement Wallon sur les nuisances sonores à La Bruyère

Communiqué d' La Bruyère

Trop de à La Bruyère, attend du Ministre Daerden une action urgente ! Monika Dethier-Neumann, parlementaire , a interpellé pour la 3ème fois en deux ans le Ministre Daerden ce lundi 5 novembre en commission du budget au Parlement Wallon relativement aux nuisances sonores dont sont victimes les habitants de La Bruyère du fait de la proximité de l’autoroute E42. La députée souhaitait s’assurer ainsi que les services du Ministre avaient bien donné suite à sa décision d’octobre 2006 de réaliser un merlon de terre pour protéger Rhisnes des nuisances sonores. Réponse insatisfaisante une fois de plus ! Au-delà des promesses qui restent lettre morte, attend des actes concrets ! En décembre 2005, les riverains avaient rencontré des membres du cabinet du Ministre pour faire part de leurs doléances et propositions. En octobre 2006, ils avaient reçu un courrier leur donnant les résultats des mesures effectuées par les services du Ministre et l’engagement de celui-ci à réaliser les travaux nécessaires. Tout au long de ces démarches, la locale de La Bruyère a appuyé ces revendications légitimes en demandant au Ministère des Transports (MET) une réparation du mur anti- dégradé et son prolongement de part et d’autre du viaduc, une réfection de l’autoroute E42 en amont et en aval du viaduc et un aménagement de buttes de terres plantées dans les zones qui en sont dépourvues.
Par ailleurs, le conseiller communal Philippe Soutmans avait obtenu, en janvier 2007, du Collège communal de La Bruyère un engagement de celui-ci à écrire au Ministre pour appuyer les demandes des riverains. « Quant à la création d’un merlon de terre pour atténuer les nuisances sonores subies par les riverains de la E42 à Rhisnes, le Bourgmestre (….) estime que le Collège pourrait prendre l’initiative d’écrire au Ministre pour lui rappeler le souhait communal de réalisation de tels travaux tant à Rhisnes qu’à Warisoulx », selon le procèsverbal de ce conseil communal.
Alors qu’en avril 2007, la réponse du Ministre était sans nuances : «oui, nous avons fait une étude, oui le site est prioritaire et d'ici environ un an, nous pourrons arriver à un résultat », le Ministre dans sa réponse à la députée , cette semaine, n’annonce une concrétisation que d’ici fin 2008 soit plus de 8 mois plus tard qu’annoncé. « En ce qui concerne plus particulièrement le site de Rhisnes, outre la position non prioritaire du site dans la liste hiérarchisée pu isque le site occupe aujourd'hui la 64ème place au niveau wallon, les aménagements ne pourraient se faire qu'en fonction des moyens budgétaires. Or la construction de ce merlon nécessite d'acquérir des terrains et nécessite 500.000 euros de travaux notamment liés à l'écoulement des eaux, actuellement en cours d'étude. Des tractations sont également en cours en vue du recyclage des terres de déblais et des boues de dragage. Nous veillons à faire aboutir ce dossier dans les plus brefs délais, vraisemblablement au cours de l'année 2008 », a déclaré le Ministre Daerden en commission.
En attendant, la dégradation du revêtement de l’autoroute E42 se poursuit, ce qui augmente l’ampleur du subi par les riverains et notamment ceux de Rhisnes ! Et comme Monika Dethier, le soulignait lors de son interpellation au Ministre, « que faire de ces classements si nous ne disposons pas de moyens ? La question fondamentale est soit de trouver plus de moyens soit de changer de moyens de … »
Soutenu par le des riverains, encourage donc le Ministre à prendre l’initiative d’une injonction positive à son administration puisque, selon ses dires, « Les zones rurales ont l'avantage d'avoir beaucoup plus de terrains disponibles le long des routes. La construction de merlons peut se faire plus facilement, puisque les terrains sont disponibles. »
A l’occasion du prochain conseil communal de La Bruyère, Philippe Soutmans interpellera le Collège sur la réponse qu’il a dû recevoir du Ministre à son courrier de janvier 2007 afin que la Commune de La Bruyère, enfin, agisse pour sauvegarder l’environnement sonore de ses administrés.

 

QUESTION ORALE DE MME DETHIER-NEUMANN À M. DAERDEN, MINISTRE DU BUDGET, DES FINANCES ET DE L'ÉQUIPEMENT SUR « LA LUTTE CONTRE LA POLLUTION SONORE À RHISNES

P.W. - C.R.A.C. 25 ( 2007-2008) Commission du Budget - lundi 5 novembre 2007
(…)
Mme Monika Dethier-Neumann (). – Le 16 avril 2007, je vous interrogeais pour la seconde fois concernant la pollution sonore dont le village de Rhisnes est victime à cause de la proximité de l'autoroute E40, de la dégradation de son revêtement et de l'absence de murs antibruit. Vous m'aviez répondu que votre administration avait déjà entrepris l'étude de la faisabilité du prolongement du mur antibruit actuel par un merlon de 500 mètres de long à la sortie « Namur Ouest ».
Une telle butte nécessitait, disiez-vous, 60.000 m3 de terre et environ un an de réalisation. Vous terminiez votre intervention par « oui, nous avons fait une étude, oui le site est prioritaire et d'ici environ un an, nous pourrons arriver à un résultat. »
Et donc, aviez-vous prévu que préalablement, il était nécessaire d'obtenir un permis d'urbanisme et que le d'acquisition d'immeubles évalue l'occupation à titre précaire des terrains privés qui devront être traversés par les engins de chantiers durant l'élévation du merlon ?
Aujourd'hui, les riverains s’inquiètent de l'augmentation de l’intensité sonore des nuisances due à une dégradation rapide du béton entre Spy et Daussoulx. En effet, de véritables trous et fissures se sont formés dans la chaussée.
Pouvez-vous dès lors, à six mois de l'échéance promise de ces travaux, me dire où en sont les démarches préalables (demande de permis, évaluation par le d’acquisition, etc.) ?
(..)
M. Michel Daerden, Ministre du Budget, des Finances et de l'Équipement, en son nom et au nom de M. Benoît Lutgen, Ministre de l', de la Ruralité, de l'Environnement et du Tourisme. – Je vous informe que les tronçons d'autoroutes et de routes devant faire l'objet de la cartographie acoustique, soit les dont le trafic est supérieur à six millions de véhicules par an, sont définis dans la liste exhaustive figurant dans l'arrêté du Gouvernement wallon du 13 septembre 2007. Les
tronçons retenus concernent 1.060 km de voirie, autoroutes et routes régionales. En vue de la réalisation de la cartographie du des grands axes routiers de Wallonie telle que prévue dans la directive européenne 2002/49/CE du Parlement européen et du Conseil du 25 juin 2002 et dans l'arrêté du gouvernement wallon du 13 mai 2004, relatifs à l'évaluation et à la gestion du dans l'environnement, un marché d'étude a été élaboré. Ce marché, qui concerne les axes routiers et autoroutiers définis plus haut, permet de compléter les données déjà disponibles et de réaliser la cartographie au sens de la directive européenne. L'étude débutera prochainement et les résultats de l'étude sont attendus pour juin 2008. Néanmoins, cela ne veut pas dire qu'aucune donnée relative au n'existe actuellement en . Ainsi, dans le cadre de son plan d'action contre le , le Ministère de l'Équipement s'est, depuis 1995, doté d'un outil d'hiérarchisation des sites wallons sensibles au point de vue de leur exposition
au routier (émission sonore). Le classement des sites s'effectue sur base d'un indicateur : 1'« UCE », l'Unité Comparative d'Exposition. Cela permet d'objectiver l'affectation des moyens budgétaires. Cet indicateur correspond à la combinaison, en une seule valeur, du niveau d'exposition de chacune des maisons exposées sur un site.
L'indice est calculé en prenant en compte :
• le nombre de maisons concernées ;
• les niveaux sonores perçus dans chaque habitation ;
• un facteur correctif de niveau si certains bâtiments sont des écoles ou des hôpitaux.
L'étude, qui est basée sur des mesures de réalisées in situ, et qui porte sur les sites le plus sensibles répertoriés en Wallonie. À l'heure actuelle, la liste des sites routiers wallons étudiés compte 370 éléments. Cela constitue une base non négligeable, même si elle n'est pas continue, à la cartographie acoustique imposée par l'Europe. Sur base de la hiérarchisation des sites, des dispositions sont prises chaque année pour gérer les problèmes de et leurs effets.
Les méthodes de traitement des sites sont les suivantes, par ordre croissant de coût :
• réduction des vitesses (si pertinent vu la configuration des lieux) ;
• érection de merlons (buttes de terre plantée) ;
pose d'un revêtement routier plus performant au point de vue acoustique ;
• écrans isolants ;
• écrans isolants et absorbants.
Les sites sont traités suivant leur classement dans la liste, au fur et à mesure de la mise à disposition des crédits, selon une programmation annuelle. Il existe également actuellement 65 sites répertoriés, dont l'indice UCE est inférieur à 55, pour lesquels aucun traitement particulier n'est préconisé. À ce jour, en , quelque 100.000 m2 d'écrans antibruit ont été érigés et plusieurs millions revêtements silencieux ont été posés. Suite à ces interventions, les sites les plus exposés ont été traités.
Durant mes mandats ministériels, j'ai consacré un montant important pour la lutte contre les nuisances sonores. Au total, j'ai destiné près de 20 millions d'euros aux protections acoustiques, mais ces dispositifs sont malheureusement très onéreux et leur placement, que ce soit les écrans acoustiques ou les merlons de terre nécessitent l'octroi d'un permis d'urbanisme.
En ce qui concerne plus particulièrement le site de Rhisnes, outre la position non prioritaire du site dans la liste hiérarchisée puisque le site occupe aujourd'hui la 64ème place au niveau wallon, les aménagements ne pourraient se faire qu'en fonction des moyens budgétaires. Or la construction de ce merlon nécessite d'acquérir des terrains et nécessite 500.000 euros de travaux notamment liés à l'écoulement des eaux, actuellement en cours d'étude. Des tractations sont également en cours en vue du recyclage des terres de déblais et des boues de dragage. Nous veillons à faire aboutir ce dossier dans les plus brefs délais, vraisemblablement au cours
de l'année 2008. (…) En outre, mon Collègue Benoît Lutgen souhaite que j'ajoute les éléments généraux suivants qui concernent la cartographie acoustique en général. Le 13 septembre 2007, le Gouvernement wallon a adopté en seconde lecture le projet d'arrêté définissant et délimitant les agglomérations et infrastructures devant faire l'objet de cartographies acoustiques.
(…)
En conclusion, la réalisation des cartographies acoustiques des voies routières et ferrées est aujourd'hui en cours de finalisation. Il convient par ailleurs de relever que la n'a pas attendu cette directive pour agir en matière de .
M. Willy Borsus (MR). – Je vous remercie pour les précisions apportées, mais je pense qu'il faut encore faire mieux, notamment lors de l'élaboration du budget afin de prévoir les moyens nécessaires pour réduire les nuisances sonores.
Mme Monika Dethier-Neumann (). – Je suis surprise, je m'attendais à une réponse technique, mais voilà que vous m'apportez une réponse avec des classements. Or, que faire de ces classements si nous ne disposons pas de moyens ? La question fondamentale est soit de trouver plus de moyens soit de changer de moyens de !
M. Edmund Stoffels (PS). – Je remercie M. le Ministre pour les perspectives annoncées. Je note que les résultats de l'étude sont attendus pour le mois de juin, ce qui va permettre d'identifier les besoins. Comme il le relevait, tout est affaires de positionnement permanent. D'autres critères que les nuisances sonores, comme la densité de population sont pris en compte. Cela entraîne que les zones rurales passeraient toujours dernières. Je pense pourtant que ce n'est pas une raison de les mettre derrière
tout le monde.
M. Michel Daerden, Ministre du Budget, des Finances et de l'Équipement. – Les zones rurales ont l'avantage d'avoir beaucoup plus de terrains disponibles le long des routes. La construction de merlons peut se faire plus facilement, puisque les terrains sont disponibles. Par ailleurs, on ne peut pas conclure de l'indice UCE qu'on ne fait rien en ce domaine. On en tient compte via la construction des merlons.
M. Edmund Stoffels (PS). – D'autant que cela permet de régler la question du stockage des terres.

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