Mots-clés : Aviation, Bruit
L’Union française de l’hélicoptère est très mécontente et elle vient de le faire savoir à Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie. Cela pour attirer l’attention sur «les conséquences à court terme d’une rédaction par trop restrictive des dispositions de régulation du trafic d’hélicoptères au voisinage des zones urbaines».
Gérard David, président de l’UFH, souligne dans cette missive que «seules les revendications des associations opposées aux activités aéronautiques semblent avoir été écoutées et prises en compte». Et de noter, par exemple, l’attitude ambiguë d’Eric Diard, député des Bouches-du-Rhône, qui ignore superbement les inquiétudes d’Eurocopter, le plus gros employeur de la région. Il est vrai que M. Diard est aussi président du Conseil national du bruit, un groupement de 72 «personnalités» dont on n’entend pas souvent parler.
Il n’est pas nécessaire de se perdre dans les détails techniques et opérationnels pour comprendre que l’inquiétude de l’UFH s’inscrit dans un contexte plus large. Apparemment, la France n’aime plus l’aviation, rejet qui s’applique aveuglément à toutes les régions, même celles qui vivent précisément d’activités aéronautiques.
La surenchère est omniprésente, les prévisions apocalyptiques de croissance de trafic d’autant plus insensées qu’elles reposent sur des données infondées tandis que fleurissent les argumentations à visée exclusivement électorale. En s’en prenant aux avions et hélicoptères, la probabilité de plaire au plus grand nombre est évidemment plus élevée que dans l’hypothèse contraire.
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