Mots-clés : Belgocontrol, Aviation
On sait que les pilotes et les pros du contrôle considèrent les décisions politiques depuis quatre ans comme déstabilisant la sécurité. On sait que de nombreux vols n'empruntent pas la meilleure piste et même parfois empruntent une piste interdite par les règlements internationaux. On sait maintenant que tout cela n'est que la partie immergée de l'iceberg, et que ça coince un peu partout.
Si on regarde l'accident de Sao Paolo, on constate un scénario quasi identique même si les détails diffèrent: une situation politisée depuis des années, des plaintes répétées mais rejetées puisqu'"il n'y a pas d'accident" et enfin un gouvernement qui occulte les différents audits qui crient au fou.
Le résultat catastrophique de Sao Paolo nous pend au nez. Ben oui,et alors me direz-vous? Le problème, c'est qu'il n'y a plus personne au gouvernail. Pas grave, me direz-vous encore, celui qui y était aurait fait plus de mal que de bien!
Oui, mais il aurait été démissionné et aurait alors été en urgence remplacé par quelqu'un de solide! Aujourd'hui,il est à craindre que même ce scénario de contention ne fonctionnerait pas car Landuyt ne démissionnerais pas, et il n'existe plus de gouvernement pour le remercier.
Bref, en cas de gros problème à Zaventem, type Sao Paolo, et sauf formation rapide improbable d'un nouveau gouvernement, le dossier serait immanquablement confié à Landuyt! Brrrrrrr.....
Combien de temps va-t-on continuer à risquer la vie des gens en ne virant pas les responsables de ce gâchis?
H.