Mots-clés : Aviation, CO² et gaz à effet de serre
L’IATA s’inscrit comme partenaire du Solar Impulse, démonstrateur technologique à propulsion solaire.
Soudainement, il devient difficile de railler l’IATA, groupe de pression par excellence, héritier d’un cartel longtemps et férocement opposé à la déréglementation des transports aériens. Assagie, s’éloignant volontiers des sentiers battus, l’association vient en effet de prendre place parmi les «partenaires institutionnels» de l’avion solaire Solar Impulse.
C’est, en soi, un événement important. En effet, cette opération de mécénat ne se contente pas d’être sympathique. Elle confirme, si besoin est, que les compagnies aériennes entament enfin la révolution culturelle qui, à terme, sera indispensable à leur survie. Jusqu’à présent, les notions de pic pétrolier, d’énergies non renouvelables, de sauvegarde de l’environnement, les ont laissées de marbre, ou presque. Cela parce leurs dirigeants, comme de vulgaires hommes politiques, éprouvaient les plus grandes difficultés à se projeter dans un futur se situant bien au-delà de la fin de leur mandat.
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