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Plus que jamais, le transport aérien vit dans le provisoire.

Par L'informateur • Avions: actualité, bruit et pollution • Mardi 25/01/2000 • 0 commentaires • Version imprimable

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Comment soutenir l’intérêt pour l’évolution du transport aérien ? L’impression de déjà vu est omniprésente, les statistiques de trafic, considérées avec un recul suffisant, donnent une image d’éternel recommencement. A savoir une succession de cycles hauts et bas, les lamentations de l’IATA dès que la conjoncture se tasse, une manière curieuse de minimiser la reprise dès qu’elle survient et l’entretien d’une perpétuelle inquiétude. C’est le lot de tous les groupes de pression mais on ne s’y habitue pas pour autant.
Nous y voici à nouveau : les statistiques de trafic sont bonnes et les observateurs le notent comme à regret. On finirait par oublier que des chiffres positifs entraînent à leur suite tout un monde économique et industriel: avionneurs, motoristes, équipementiers, gestionnaires aéroportuaires, etc. Quand l’aviation va, tout va.
En revanche, à tout instant, la situation, telle qu’on peut l’analyser, apparaît tout à fait provisoire. Le trafic augmente à nouveau mais chacun devine que c’est pour mieux retomber au premier incident conjoncturel ou géopolitique. En témoignent, par exemple, les commentaires entendus ces jours-ci à propos du prix du pétrole. Il est revenu aux alentours de 90 à 95 dollars le baril et chacun le voit franchir le cap psychologique des 100 dollars dès 2012. Préparons-nous dès à présent à subir des commentaires d’un pessimisme noir !
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