S'identifier - S'inscrire - Contact
 


Faites le pas...


www.nucleairestop.be

A assister
 

Aucun article


A faire ou à suivre

Aucun article


A signer

Aucun article

 




CLIMAT - Les conditions météorologiques extrêmes coûtent cher à l'Europe

Par L'informateur • Trop de nuisances dans nos vies • Samedi 21/07/2012 • 0 commentaires • Version imprimable

Mots-clés :

Les conditions météorologiques extrêmes coûtent cher à l'Europe

[ - Date: 2012-07-05]

Les résultats d'un nouveau projet de l'UE montrent que les conditions météorologiques extrêmes coûtent au système de transport européen au moins 15 milliards d'euros chaque année.

Le projet EWENT («Extreme weather impacts on European networks of transport»), en fonctionnement de décembre 2009 à mai 2012, a été soutenu par le thème Transport du septième programme-cadre (7e PC) de l'UE à hauteur de 1 478 981 euros.

Mené par des chercheurs du Centre de recherche technique de Finlande (VTT), le projet a rassemblé des partenaires d'Autriche, de Chypre, d'Allemagne, de Norvège et de Suède. L'équipe a calculé les coûts encourus suite aux conditions météorologiques extrêmes pour le système des transports et ses utilisateurs dans les 27 États membres de l'UE.

Les résultats du projet, présentés dans un rapport intitulé «The costs of extreme weather for the European transport systems» («Les coûts des conditions météorologiques exceptionnelles pour les systèmes de transport européens»), montrent que la circulation routière est l'élément du système de transport le plus vulnérable à ces conditions extrêmes et que les accidents de la route engendrent des augmentations de frais les plus importantes: que ce soit par les dépenses de réparation ou des dégâts matériels ou par les coûts de services psychologiques pour les victimes.

Mais une lueur pointe à l'horizon, car les chercheurs ont pu prédire que des améliorations portant sur la sécurité routière pourraient réduire les coûts des accidents de la route de moitié pour 2040-2070.

Les chercheurs font également remarquer qu'ironiquement, les changements de températures provoqués par le réchauffement climatique pourraient réduire le nombre d'accidents de la route dans certaines régions de l'UE.

Toutefois, ils admettent qu'il est difficile d'obtenir des prédictions précises sur l'impact du changement climatique sur les conditions météorologiques extrêmes. Dans les pays de l'Europe du Nord, où la plupart des coûts encourus par la circulation routière découlent des chutes de neige et du verglas, les chutes de neige abondantes devraient être encore plus fréquentes, malgré le changement climatique. À noter également qu'en Europe du Sud, les vagues de chaleur extrêmes empêcheraient d'encourager la marche ou le vélo et forceraient plutôt les citoyens à rouler davantage en voiture. L'étude indique que les périodes de sécheresse entraîneraient des tempêtes de sable et de poussière, et les pluies torrentielles qui suivent généralement les vagues de chaleur pourraient renforcer les risques de glissements de terrain.

Pour les autres types de circulation, ce ne sont pas les accidents qui posent problème, mais plutôt les coûts relatifs au temps en cas de retard, par exemple, le secteur de l'aviation étant particulièrement sujet à ces frais.

Sur les routes, c'est le transport de marchandises qui souffre de ces retards: dans l'UE, les transporteurs de marchandises perdent chaque année 6 milliards d'euros en coûts dus au retard, et l'étude prédit que les coûts devraient encore augmenter à l'avenir. Ces pertes sont notamment dues à la croissance du volume de transport de marchandises. Alors que les chaînes de production seront encore plus efficaces, aujourd'hui, le respect des horaires stricts est très important, ainsi tout retard coûte à la chaîne de production entière.

Le mode de transport le moins affecté par les conditions météorologiques extrêmes est le transport maritime. Toutefois, le transport maritime n'est certainement pas une solution aux problèmes de coûts relatifs au temps expérimentés par d'autres modes de transport en Europe car l'efficacité des coûts reste le facteur décisif pour le choix d'un mode de transport.

Les marchandises en gros sont souvent transportées par voies ferrées ou par voie maritime, avec une vitesse moyenne plus lente mais garantie contre les risques imposés par les conditions météorologiques. Les marchandises de grand prix, sensibles aux perturbations d'horaire, sont transportées par route ou par avion, qui, bien que plus rapides, sont vulnérables à la nature imprévisible des conditions météorologiques européennes.

Pour de plus amples informations, consulter:

Centre de recherche technique VTT de Finlande:
http://www.vtt.fi/?lang=en

D'autres articles sur le même sujet


Interactions: La lettre d’information

La lettre d’information des associations environnementales de Wallonie

Liste complète