Le volcan islandais a réveillé la Commission européenne
Décidément, l’Europe est capable du pire et du meilleur, souffler le chaud et le froid, nous décevoir et, aussitôt après, nous montrer qu’elle est capable d’agir vite et avec bon sens. La Commission européenne a singulièrement tardé à réagir quand a commencé l’éruption du désormais célèbre Eyjafjöll, les parties intéressées, faute de coordination, ont été incapables de parler d’une seule voix et personne n’a compris quelles étaient les bases scientifiques des coûteuses décisions qui ont été prises. D’où le tsunami de critiques qui ont déferlé sur Bruxelles .
Quelques jours plus tard, voici que surgit de nulle part Siim Kallas, vice-président de la Commission chargé des Transports. Il brandit un plan d’urgence susceptible d’aider les compagnies aériennes à relever la tête : à l’inertie succède ainsi une preuve inattendue de dynamisme, de quoi mettre K.O.quelques Eurosceptiques.
Siim Kallas est à l’image de l’élargissement de l’Union européenne, laquelle compte parmi ses membres quelques Etats dont on ne sait rien, ou presque. C’est le cas de l’Estonie, mère patrie de M. Kallas. Un homme classé au centre droit, au plan national, qui présente la double particularité d’être un ancien communiste et membre de l’Union des cyclistes estoniens. En sa qualité de commissaire chargé des Transports des Vingt-Sept, Il a succédé il y a deux mois à peine à l’Italien Antonio Tajani, aussitôt tombé dans les oubliettes de la construction européenne. Notre cycliste, lui, pourrait bien marquer son temps, après avoir tout d’abord été fortement secoué par le volcan islandais.
En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, il a sorti de son chapeau un plan d’urgence qui, moment rare, lui a valu l’approbation simultanée de l’IATA et de l’AEA. Quand on sait à quel point Giovanni Bisignani et Ulrich Schulte-Strathaus sont avares de compliments, on peut affirmer sans risque de se tromper que le commissaire Kallas est finalement bien parti.
Il a dit que certaines choses ne s’apprécient vraiment qu’à partir du moment où elles ne sont plus disponibles. La crise qui vient de se produire a montré le rôle vital que jouent les transports aériens dans le fonctionnement de l’économie européenne et, sous cet angle là, on peut d’ores et déjà en conclure que la secousse tellurique aura aussi des effets bénéfiques. Kallas a en effet proposé des mesures temporaires empreintes de bon sens : dérogations aux interdictions de vols nocturnes, maintien des créneaux de décollage et atterrissage provisoirement non utilisés, report du paiement de redevances de route, souplesse dans l’examen de demandes d’aides financières pour autant qu’elles ne conduisent pas à des distorsions des règles de concurrence.
Faites le pas...
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Par L'informateur
• Avions: actualité, bruit et pollution
• Dimanche 02/05/2010
• 2 commentaires
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Commentaires
Sparaco apprécie enfin l'Europe!
par Haha
le Dimanche 02/05/2010 à 11:39
Il est content le Sparaco, apparemment le volcan a provoqué une "crise de conscience" dans la rage de réglementation de Bruxelles. D'où, entre autres, la levée des restrictions sur le vols de nuit.
Lien croisé
par Identité non publiée.
le Samedi 15/05/2010 à 15:06
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