Le Mouvement des objecteurs de croissance donne de la voix et, cette fois-ci, s’en prend au nouvel
aéroport de Notre-Dame des Landes qui devrait être ouvert au trafic en 2015.
Situé à 22 kilomètres au Nord-Ouest de Nantes, doté de deux pistes dès son entrée en service, il est prévu pour 4 millions de passagers annuels, 9 millions à très long terme. «NDDL», rescapé du Grenelle de l’environnement, devrait être, théoriquement, l’ultime
aéroport entièrement nouveau construit en France. Théoriquement dans la mesure où le contexte pourrait changer du tout au tout le jour où Jean-Louis Borloo ne sera plus aux affaires.
Le sémillant ministre, on le sait, n’aime pas les avions, étant persuadé que les transports aériens ne sont que nuisances en tous genres. Pour l’instant, chacun le laisse dire dans la mesure où cette obstination ne fait guère de dégâts. Ensuite, on verra.
Reste le cas immédiat de NDDL, révélateur de toutes les difficultés et, surtout, des profondes contradictions qui agitent le secteur aéroportuaire français. Nantes Atlantique, au cœur de la Loire Atlantique, traite actuellement moins de 3 millions de passagers par an et il est, à ce niveau, à des années-lumière de la saturation, même avec une seule piste. En revanche, sa piste est mal située dans la mesure où la moitié des atterrissages exigent le survol de la ville. La gêne est réelle.
Suivez les commentaires
→ plus de commentaires