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La défense de l’environnement est devenue une solide réalité.

Par L'informateur • Avions: actualité, bruit et pollution • Vendredi 26/11/2010 • 0 commentaires • Version imprimable

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D’un côté, les discours, les séminaires, les études, les débats, la récupération politique. De l’autre, les inquiétudes des compagnies aériennes, la nervosité des riverains d’aéroport et de multiples incompréhensions. Sans parler des idées reçues, en oubliant que l’aviation commerciale est tout au plus responsable de 2 à 3% des émissions de CO2 nées d’activités humaines, que les motoristes accumulent tranquillement des progrès techniques considérables en matière d’émissions mais aussi de bruit.
Les échanges d’informations tous azimuts, apaisés par rapport à ce qu’ils furent précédemment, sont néanmoins mal maîtrisés par les politiques. Et, en cette matière, la France ne fait pas exception comme l’a «prouvé» à son corps défendant l’ancien ministre Jean-Louis Borloo. Drapé dans sa dignité de grand prêtre de l’écologie gouvernementale, il affectait de ne pas aimer les transports aériens, jugés responsables de tous les maux environnementaux, ou presque. Une attitude simpliste.
Une telle attitude conduit toujours à la même conclusion, à savoir que les pollueurs doivent être les payeurs. On l’a constaté, on le constatera encore, alors qu’aucune taxe, quelle que soit son appellation, n’a jamais tué dans l’œuf le moindre décibel ou le plus petit nuage de CO2. Lors de l’instauration de la «taxe Chirac» (oui, elle existe toujours), on avait d’ailleurs assisté à un magnifique discours de sourds, parfaitement inutile.
Ce n’est pas l’instauration de nouvelles taxes qui conduira CFM International, Pratt & Whitney et Rolls-Royce à accélérer la mise au point de propulseur de nouvelle génération. Leurs ingénieurs y travaillent de toute manière avec acharnement, tout comme, notamment, les aérodynamiciens. De l’Onera à la NASA, tous regardent dans la même direction.
Dans la vraie vie, la réalité est nettement plus nuancée. En témoigne, dernier exemple en date, au demeurant pas bien méchant, le cas de Toulouse-Blagnac. Un aéroport régional important qui, comme d’autres, souffre d’être situé trop près du centre ville et provoque des nuisances qui sont dénoncées plus fermement que dans le passé. C’est, d’une certaine manière, un cas exemplaire, sachant que l’hypothèse de l’instauration d’un couvre-feu doit raisonnablement être écartée.
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