Mots-clés : Aviation, CO² et gaz à effet de serre
La croissance des transports aériens pourrait être remise en cause par des infrastructures insuffisantes. C’est l’IATA qui le rappelle.
Aussi l’IATA multiplie-t-elle les avertissements par la voix de son infatigable directeur général, Giovanni Bisignani. Il vient de le répéter, en frappant fort, à son habitude, sachant qu’il ne sert à rien de faire dans la dentelle : il faut hurler dans l’oreille des politiques pour espérer une petite réaction, un vague geste d’intérêt, une promesse d’agir. Et encore...
Pourquoi ce ton à la limite de l’agressivité ? Parce qu’il traduit une immense déception, face à une inertie tout simplement impardonnable. Là où les voies aériennes sont développées, les avions ne partent plus à l’heure, ils arrivent de plus en plus souvent en retard et, ce faisant, perturbent sérieusement le bon fonctionnement des compagnies tout en gaspillant beaucoup de carburant. Et cela en envoyant dans l’atmosphère des quantités accrues de CO2 qui permettent aux adversaires doctrinaires de l’aviation de s’en donner à coeur joie. Ce n’est pas sérieux.
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