Mots-clés : Low Cost
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Crise ou pas, les ambitions de Ryanair n’ont pas de limite.
Le trafic de Ryanair va-t-il monter jusqu’au ciel ? Le modèle économique de la compagnie low-cost irlandaise, version durcie de celui de Southwest Airlines, résistera-t-il à un tassement de la demande ? Ce sont des questions répétées à l’infini, véritable leitmotiv, sans que les plus savants des analystes ne se risquent à formuler un avis. Tout au contraire, leurs boules de cristal sont pleines de circonlocutions, de précautions oratoires, de prudents conditionnels. On peut au moins affirmer qu’on ne s’ennuie jamais avec Michael O’Leary. S’il constate qu’on commence à parler trop peu de lui, il déboule sans prévenir, là où on l’attend le moins, appliquant une politique de communication à la Sarkozy qui permet d’occuper le terrain, de s’emparer de la quasi-totalité de l’espace médiatique et de d’assurer ainsi une publicité totale, publicité au sens étymologique, certes, mais également bassement commerciale. Dernier «exploit» en date, une vraie-fausse bourde, à savoir un ballon d’essai lancé dans la nature, le projet …de toilettes payantes à bord des 737 de la compagnie. Succès immédiat assuré, dépêches et articles par centaines, commentaires dans tous les sens, les uns scandalisés, les autres amusés. Le tout suivi d’une savante marche arrière, avec explications en bonne et due forme : ce serait techniquement difficile et légalement délicat. En pratique, un énorme coup de pub, qui n’a évidemment rien coûté. En principe, une information pousse l’autre. Néanmoins, l’autre innovation de Ryanair, dévoilée au même moment, bien réelle celle là, n’a pas encore bénéficié des retombées médiatiques qu’elle justifierait. A savoir la disparition prochaine des comptoirs d’enregistrement de la compagnie au profit d’une méthode tout Internet. Il s’agit là d’un coup financier et non pas médiatique : les passagers ne verront plus un seul être humain avant leur embarquement, mis à part les incontournables responsables de la sûreté. L’économie sera évidemment substantielle. Le véritable exploit de Michael O’Leary étant de saisir l’occasion pour imposer à ses clients une surcharge de 5 euros pour frais d’enregistrement. Une somme doublée, pendant une brève période transitoire, pour les distraits qui oublieraient de s’enregistrer de chez eux. Plus tard, c’est-à-dire dès le 1er octobre, ce sera le site web ou rien. Lire la suite |
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